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JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA TRADUCTION 2021


JOURNEE INTERNATIONALE DE LA TRADUCTION 2021

Le chemin de croix de la profession de traduction au Cameroun

Les professionnels de langues du monde entier ont célébré ce 30 septembre la journée internationale de la traduction. Au Cameroun, la célébration a été marquée par des séries d’activités avant et pendant cette journée placée sous le thème : United in Translation/ Unis dans la traduction.

L’Assemblée générale des Nations unies par résolution 71/288, a adopté le 24 mai 2017, la date du 30 septembre comme journée internationale de la traduction. Journée significative en ce qu’elle marque le décès de Saint-Jérôme, traducteur de la Bible, et moine issu de Stridon qui fut reconnu comme le saint patron des traducteurs. Ce jour célèbre non seulement les traducteurs et traductrices, mais aussi tous les spécialistes de langues.

Le changement de paradigme

C’est d’un commun accord que les professionnels de la traduction rassemblés à l’occasion de cette conférence, autours du sous-thème : La traduction comme moyen de rapprochement des nations ; ont décidé d’en finir avec le chapelet de plainte et de poser des actes concrets. Ils justifient cette position par le fait que le traducteur au Cameroun est bien trop important dans le processus de cohésion sociale.

Cette initiative a permis non seulement un échange convivial entre professionnels, mais aussi d’entrevoir des perspectives intéressantes pour ce métier dans la ville de Douala qui concentrerait la moitié des traducteurs freelances du Cameroun.

Pour changer de paradigme, il est impérieux que les traducteurs soient d’abord unis au niveau local. C’est en substance l’avis de Valery EPIE, traducteur freelance et modérateur de la conférence-débat.

D’après Serge AWONO, Traducteur-interprète : « il nous revient à nous, traducteurs et interprètes du Cameroun de leur (aux médias) imposer l’agenda en cette journée qui commémore l’un des plus vieux métiers du monde. »

« Pourquoi la traduction est un domaine sous-estimé au Cameroun ? »

Cette question a été posée sur un tweet du webzine Jeunesse du Mboa. Une tentative de soulever le débat sur une profession que la plupart « croit » connaître ou pas du tout. Les avis fusent de partout. Et deux termes interchangeables reviennent constamment dans les différentes propositions : « Bilingue/bilinguisme ». Si les professionnels s’accordent sur le fait que « Le processus de traduction va bien au-delà des langues … », le bilinguisme dont se réclament certains n’aide pas toujours à améliorer la visibilité et le respect auquel peuvent aspirer les traducteurs et traductrices dans la société camerounaise.

Ce n’est une surprise pour personne lorsque les professionnels de la traduction s’offusquent des mauvaises traductions affichées çà et là dans les artères des métropoles camerounaises. Ce sentiment d’insécurité linguistique pourtant il y a bel et bien des professionnels formés qui peuvent y palier n’améliore pas l’image de cette illustre profession qui peine encore à se faire correctement connaître. À la question de connaître le pourquoi de ces mauvaises traductions, les réponses vont pointer des raisons financières et le manque de formation.

Au-delà des considérations évoqués, Pascal MOKATA au cours d’une conférence-débat organisée dans la salle de conférence de Vortex Language Centre, évoque l’absence d’une politique publique claire au sujet de qui est traducteur, qui ne l’est pas ; et aussi de ce qu’est une traduction.

La célébration de la journée internationale de la traduction au Cameroun promet de mieux s’investir dans les sphères médiatiques camerounaises afin de donner à cette profession la visibilité et la notoriété dont elle a besoin.

Péguy NGUETCHO

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